Ou plutôt Scam Citizen ?
Tout dépendra de votre point de vue, et de votre acceptation ou niveau de tolérance vidéoludique. Pour ma part, on m’a offert un vaisseau (NDLR : Un vaisseau = un accès au jeu, dans le monde de Chris Roberts), et j’ai pu découvrir cette… merveille ? Enfin, cet OVNI du jeu vidéo.
J’ai trouvé un jeu, au sein de ces bugs !
Pourtant, je ne partais sans aucun à-priori concernant le jeu ni même l’homme derrière cette industrie. Chris Roberts, c’était un nom surgit du passé, qui résonnait à travers un monde du jeu vidéo des temps ancien. Je connaissais l’homme, de nom, la légende derrière certains grands noms du 8ème art. Et j’ai ainsi pu découvrir l’ampleur de ce qu’il souhaitait créer.
Un monde riche et (trop ?) complet
Derrière ce mastodonte qu’est Star Citizen se cache un homme, dont l’ambition démesurée est de faire le plus grand jeu vidéo de tous les temps, ultra complet, riche, dans un monde persistant, dont les vestiges resteront gravés parmi les plus grands exploits des hommes.
Cet homme, c’est Chris Roberts. Si vous ne connaissez pas ce nom, vous connaissez probablement certains de ces titres comme par exemple la saga des Wing Commander, ou Starlancer et encore Freelancer.
Suite à la mise en place d’un kickstarter pour le projet Star Citizen, l’engouement et le financement des joueurs ont contribué à cette arlésienne qu’est devenu Star Citizen : un jeu démesuré, au budget colossal (on parle d’un milliard (oui oui) d’euros dépassés à la rédaction de ces lignes), dont le développement ne cesse de s’allonger; la volonté du bonhomme à vouloir faire le jeu ultime n’ayant pas de fin, le produit ne cesse de s’allonger, d’ajouts en ajouts de fonctionnalités.
Et en vrai, ça donne quoi en 2026 ?
Je sors d’une session avec des amis, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il existe un vrai potentiel, et probablement un vrai jeu vidéo, derrière ce rideau de bugs et autre dysfonctionnalités qui parsèment cette œuvre. De 18h30 à 23h, nous avons juste bouclé deux missions assez basiques. Mais pourquoi me demanderez-vous ? Et bien c’est simple : entre les mises à jour, les serveurs qui sont en phase terminale – serveurs dont nous avons dû batailler pour en trouver un qui fonctionnait un temps soit peu correctement avec un ping et un lag décent – et les différents problèmes perpétuellement présents depuis des années (les fans appellent ça des « bugs » et semblent minorer l’impact sur les joueurs derrière l’écran), nous avons réussi à boucler deux missions somme toute assez basiques en beaucoup trop de temps. Alors oui y’a eu le fameux « AFK miam » pendant que le vaisseau se rendait à destination, les diverses pauses boisson/pipi, mais quand même…
J’ai entendu un nombre incalculable de fois des phrases telles que « on ne court pas dans l’ascenseur car ça bug », « ne te colle pas à la paroi sinon tu vas traverser le mur », « non mais là tu ne peux pas ramasser parce que c’est bugué », et un demi-million d’autres excuses du même type. Personnellement, j’ai pris du plaisir à jouer avec mes amis IRL car je les connais, l’un d’eux est un adepte (il parait qu’on devrait dire « un fan », mais « adepte » me semble plus adapté au culte voué au Grand Architecte) du jeu et m’a guidé avec la meilleure volonté qui le caractérise. Mais malgré tout, ça n’a que créé de la gêne et des souffles longs face à mon écran.

Un jour il sortira, et ce sera bien
La partie solo du jeu est nommée « Squadron 42 ». A mon avis, c’est parce que le jeu sortira dans une version utilisable en l’an 2042, d’où ce chiffre.
Effectivement, c’est le temps qu’il faudrait pour que le jeu sublime tout son art et puisse offrir aux consommateurs ce pour quoi ils ont payé. En 2026, Star Citizen (avec une grosse config, on parle de processeurs i9 et de carte graphique de la toute dernière génération) c’est un jeu qui peine à tourner avec un framerate toussotant dans des zones habitées, c’est un bug géant qui contient un jeu (dont la partie jeu est minoritaire), et qui est beaucoup trop ambitieux pour de simples humains que nous sommes : Bonjour les sous-sous-sous-menus avec un appui long sur la touche F et un peu de clic droit sur ton arme « mais pas sur le pixel à côté parce que sinon ça affiche ce menu » et autres barbaries du genre. Ergonomie, c’est le mot qui n’existe pas dans cet univers galactique; d’un point de vue vidéoludique, Star Citizen est une abomination sur ce point.
Est-ce un jeu pour moi ?
La question la plus difficile qui m’ait été posée à ce jour. Bien qu’étant un utilisateur PC avancé, dont les pires menus de jeux de jeux obscurs ne m’avaient jamais effrayé, je me suis trouvé face à un outil inutilement trop complexe pour ce qu’il a à offrir. Alors oui, les défenseurs du jeu diront que toute cette peine est récompensée au travers du prisme vidéoludique de l’œuvre, personnellement je trouve que c’est bien trop ardu pour ce que ça offre : oui y’a beaucoup de possibilités, oui on peut faire plein de choses blablabla… mais concrètement ? On se fait du mal pour très peu de plaisir. SC, c’est un supplice qu’on aime s’infliger en se disant qu’on joue au meilleur jeu du monde. Et au final, c’est ça le plaisir de jouer ? Pour mon cas personnel – et ça n’engage que moi – la réponse est : non.

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